un organisation rationnelle et répétitive du racket

Avez-vous déjà entendu parler de l’AMGOT ?

Non, et c’est dommage, cela éclairerait le racket que cherche à organiser les États-Unis en Ukraine.  Sous cet acronyme, « nos amis américains » souhaitaient mettre la France de 1944 sous administration militaire de 1.500 cadres formés dans les universités outre-Atlantique. Une (fausse) monnaie, les « billets drapeaux » devaient accompagner ce projet de vassalisation de la France.

Les dirigeants yankees, tout aussi peu démocrates qu’aujourd’hui, ne vouaient pas une grande estime pour le général de Gaulle, une situation pas si différente de celle réservée à V. Zelenski. Plus encore, les envies d’empire, certes plus visibles maintenant, existaient déjà. L’AMGOT ne concernait pas que la France, mais aussi la Norvège, la Belgique, le Luxembourg et le Danemark. Tenir la monnaie est la plus forte des soumissions. Les peuples qui échangent en francs CFA en savent quelque chose. La corruption y est plus facile que partout ailleurs, l’emprunt y est risqué, car la dette ne dépend pas du pays. C’est pour cela aussi que la kyrielle de dirigeants de l’extrême droite mondiale souhaite remplacer leur devise nationale par le dollar. Toutes les expériences se sont terminées dans le sang des révoltes ou révolutions. Un tel système a prospéré jusque dans le milieu des années 50 est une partie au nord-est de l’Italie. Sa seule présence a déprécié la monnaie officielle italienne comme jamais. Avec l’Euro on oublie qu’aller en Italie donnait à voir le prix des produits de tous les jours en dizaines de milliers de lires.

Dans le droit fil de cette idéologie, peu de monde se souvient que les accords Blum-Byrnes allaient être la porte ouverte au cinéma américain. Nous n’étions pas dans les terres rares, mais le principe était déjà là. Pour un film français, nous en acceptions deux américains.

Cette longue introduction doit permettre de relativiser ce que sont les « alliés » et le roman historique que l’on nous vend. La brutalité trumpienne servira peut-être à mettre un certain nombre de vérités sous les yeux de tout un chacun.

  1. Depuis la Première Guerre, les États-Unis se rêvent en empire. La qualifier de première démocratie du monde est une ineptie. Le système représentatif est un des plus corrompus de la planète. Le financement politique par les entreprises et les conflits d’intérêts sont la règle. 
  2. Ce n’est pas la patrie du droit, c’est celles des procureurs élus qui utilisent ce marchepied pour partir à la recherche de postes de gouverneurs et autres carrières politiques.
  3. C’est un pays carcéral où près de 1% de la population est en prison et où la justice ne se décrète pas en fonction du droit, mais uniquement de l’argent.
  4. C’est l’univers de l’insécurité où règnent et la peine de mort et le plus grand nombre de morts par armes à feu, la plupart du temps couvert par des fanatiques aux intérêts financiers bien sentis.
  5. Trump est un dictateur comme Erdogan, Orban, Poutine et tant d’autres. Certains se disent que 4 ans seront vite passés et que l’on retrouvera un adulte dans la salle, mais rien n’est moins sûr que ce camp-là rende un quelconque pouvoir.
  6. Enfin, ces gens-là ne sont pas nos alliés, ils sont juste nos ennemis

Ce dernier point est très important. Car il va déterminer les frontières entre les défenseurs d’une République sociale et humaniste et les collaborateurs de la barbarie et de la loi du plus fort.

Et nous verrons très rapidement qu’elle est très poreuse. Les manières de remettre en cause l’état de droit sont fort nombreuses. Jacques Attali dit que la loyauté c’est le respect du contrat, sans elle, point de démocratie et plus aucun autre choix que l’arbitraire des puissants.

Les contempteurs béats s’appliquent à qualifier d’anti-américanisme primaire tous ceux qui ne sont pas là pour acclamer la bannière étoilée. Fidèle à l’esprit de Jaurès, discerner où se développent les velléités d’empire et dénoncer les abus de ceux qui veulent la grande Hongrie, la grande Serbie, La grande Turquie, la « Great América ». La liste est incomplète, tant sont rares les pays où des mouvements inspirés de cette logique de l’asservissement de l’autre.

La frontière est la pire des inventions, ce n’est pas pour rien que ce sont des fous qui construisent partout des murs. Elles devaient protéger, elles ne sont là que pour discriminer l’étranger, se raconter un roman national mensonger et agressif.

Mais de quoi la frontière devrait nous protéger ? 

Imaginons un instant que la France, l’Allemagne, L’Italie décide d’être un « Costa Rica » local. Ce pays d’Amérique centrale vit sans force miliaire depuis 1949 et consacre ses moyens à un développement durable qui sans être parfait est radicalement différent des régimes mafieux, parmi les plus violents au monde dans les alentours. Que se passerait-il si une contrée naïve et sans dispositif de défense prospérait ? Comment se protéger d’un fou limitrophes qui voudrait récupérer l’Alsace et la Lorraine d’un côté, le comté de Nice, pourquoi pas la Savoie au nom de quelques histoires anciennes, fantasmées et soudainement remises en lumière par des idéologues.

C’est notre grand malheur. Si nous décidions de vivre heureux sans être agressifs, il s’inventerait des monstres aux frontières. Le Panama a dissous son armée en 1990. Certes, on imagine difficilement une force  qui s’opposerait aux menaces de son impérial voisin pour une banale taxe au canal.

Les empires sont aux mains de crapules mafieuses et criminelles. Les éditorialistes propres sur eux dissertent sur la démocratie américaine, la démocratie indienne et bien d’autres. Elles n’existent pas. Trump veut accaparer les biens d’un pays mineur pour en faire un tiers monde supplémentaire à sa botte. Dans les salons de la grande richesse, il est impoli de dire du mal des délinquants autour de la table !

Réponses

  1. Avatar de Paul BOULVRAIS

    L’Histoire bégaie décidément. Entre Hitler annexant les sudètes (avec la connivence lâche de la Grande-Bretagne et de la France) pour venir au secours des germanophones « opprimés » et Poutine occupant le Donbass pour y secourir la minorité russophone « opprimée », où est la différence ? Entre Roosevelt cherchant à tout pris éliminer de Gaulle, y compris en soutenant des renégats comme l’amiral Darlan, et Trump cherchant à faire destituer Zelinsky où est la différence ? Entre le plan Marshall qui délivrait des crédits à des taux idylliques aux européens pour qu’ils achètent du matériel US afin d’aider à la reconversion de l’économie de guerre US, sous couvert d’une magnifique générosité pour la reconstruction, et le chantage grossier exercé sur Zelenski pour mettre la main sur les richesses minières sous prétexte de rembourser l’aide, où est la différence ? Hommage posthume à de Gaulle qui prônait une France indépendante dans un e Europe indépendante, de Moscou et de Washington.

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    1. Avatar de gpoujade67d3421087

      Le problème, des minorités soi-disant opprimées il y en a partout. En bon occitan, je voudrais revendiquer le val d’Aran, mais je me réserve encore sur l’opportunité de mesurer les ressources de cette vallée !

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