J’ai posé la question suivante à ChatGPT : Y a-t-il un problème avec les intercommunalités en France ? Et voilà ce qu’a répondu l’intelligence artificielle dont il est tant question ces derniers jours… Même le smiley de fin fait partie de sa réponse.
Oui, plusieurs problèmes majeurs sont souvent soulevés concernant les intercommunalités en France. Voici les principaux :
1. Un déficit démocratique
Les citoyens n’élisent pas directement leurs représentants intercommunaux
– Les conseillers communautaires sont désignés parmi les élus municipaux.
– Ce système crée un manque de transparence et un éloignement du pouvoir pour les habitants.
Des décisions importantes sans contrôle citoyen
– L’intercommunalité gère des compétences majeures (urbanisme, transports, développement économique).
– Pourtant, les citoyens ont peu d’influence directe sur ces décisions.
2. Une technocratie locale puissante
Prise de pouvoir des techniciens et des élus intercommunaux
– Les intercommunalités sont souvent dirigées par des élus qui échappent aux pressions électorales directes.
– Elles s’appuient sur des technocrates spécialisés qui ont une influence croissante sur les politiques locales.
Un flou institutionnel
– Certaines communes se sentent dépossédées de leurs prérogatives au profit des grandes intercommunalités.
– D’autres, surtout les petites communes, restent dépendantes des grandes villes dans les communautés d’agglomération ou métropoles.
3. Une complexité administrative et financière
Des strates administratives superposées
– La France, c’est communes + intercommunalités + départements + régions + État → Trop de niveaux décisionnels.
– Difficulté de compréhension pour les citoyens et même pour certains élus locaux.
Problèmes budgétaires et inégalités
– Les communes riches profitent parfois plus des intercommunalités que les communes pauvres.
– Certaines intercommunalités imposent des contributions financières élevées aux communes membres, limitant leur autonomie.
L’endettement de certaines intercos
– Certaines structures intercommunales ont contracté d’importants emprunts pour financer des projets locaux.
– Le financement dépend des dotations de l’État, qui fluctuent et mettent en péril certains projets.
4. Une gouvernance parfois opaque et clientéliste
Réseaux d’influence et baronnies locales
– Certains élus intercommunaux cumulent des fonctions stratégiques, influençant la répartition des financements.
– Peu de contre-pouvoirs efficaces pour éviter le clientélisme et les dérives.
Des grands projets contestés
– Zones commerciales, infrastructures routières, plans d’urbanisme décidés au niveau intercommunal → souvent imposés aux citoyens sans concertation réelle.
5. L’inégalité entre territoires
Les métropoles gagnantes, les territoires ruraux perdants
– Les grandes métropoles intercommunales (Lyon, Toulouse, Bordeaux…) concentrent pouvoirs et financements.
– Les intercommunalités rurales peinent à obtenir des ressources équivalentes.
Des fusions imposées et mal acceptées
– Avec la réforme des intercos (loi NOTRe, 2015), de nombreuses communautés de communes ont été fusionnées.
– Dans certains cas, les élus locaux et les habitants ont eu l’impression d’un passage en force .
En conclusion : une réforme inachevée
L’intercommunalité devait initialement simplifier la gestion locale et renforcer la coopération entre communes. Mais elle pose aujourd’hui plusieurs défis :
✔ Un déficit démocratique à combler (élection directe des représentants intercommunaux ?).
✔ Une clarification des compétences pour éviter la bureaucratisation .
✔ Une meilleure répartition des financements entre territoires .
✔ Une transparence accrue pour éviter les dérives clientélistes .
Faut-il réformer les intercommunalités en profondeur ou les simplifier ? C’est un vrai débat ! 😊


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