
« Le temps de la réflexion est du temps de gagné ! » proverbe.
L’information sur le second tour n’est pas encore digérée et déjà un sondage présidentiel.
Avant les Européennes il y en avait eu 120 en guère plus de 6 mois. Le plus étrange demeure cette vocation à vendre du papier ou du clic pour ne rien dire. La thématique de l’effarouchement reste le moteur. Les titres portent sur la course en tête de M. Le Pen, la menace de Mélenchon et l’avènement d’E. Philippe.
Je voudrais expliquer ici la mécanique mensongère de ces études.
Coupons court sur un éventuel sondage truqué. Il est sûr et certain que les questions ont bel et bien été posées au nombre de personnes et aux dates publiées.
En réalité, c’est la sujétion de lecture qui est manipulatoire.
Le premier point confère à la drôlerie. Je me demande comment N. Dupont-Aignan et F. Roussel pourraient s’imaginer partants après leur échec à la députation.
Le goût des sondeurs pour ne pas prendre en compte les évolutions du paysage politique est surprenant. Ici, l’option est de retenir le plus de postulants possible à gauche, 6 sur les 10 proposés. Cela fait partie de l’accompagnement sur la communication d’un camp divisé, de manière arbitraire.
Et si le NFP avançait un candidat unique ?
Dans le même temps – adoptons une attitude macronienne – et si le centre présentait plusieurs prétendants ?
Pour qui a suivi la soirée électorale, il était spectaculaire que deux anciens premiers ministres fussent sur les rangs. Une enquête qui omet la concurrence entre G. Attal et E. Philippe paraît bien myope.
Et du côté RN, les premières critiques qui se sont immédiatement fait jour sur les thématiques du programme, sur les candidats fâcheux et sur la différence de clientèle électorale entre J. Bardella et M. Le Pen ne mériteraient-ils pas un étalonnage de premier tour en les mesurant l’un contre l’autre ?
Je crois surtout que cette frénésie de sondages contribue de l’énervement des citoyens. À la sortie d’une séquence électorale dense, que le pays est dans un terrain vague gouvernemental, rajouter des divagations accentue le mal-être du pays.


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